Tonton Compost, pourquoi tu tousses ?

bactUne bactérie potentiellement mortelle dans du compost ! La nouvelle fait rapidement le tour des web-composteurs à la suite de la parution d’un article du même titre sur le site medisite.fr, le 7 octobre dernier. En quelques lignes, signées d’Aurélie Blaize, on y apprend que « le compost est loin d’être dénué de risques », car la bactérie Legionella, présente dans 14 composts britanniques sur 22 analysés, « peut contaminer l’utilisateur de compost par inhalation et être à l’origine d’une légionellose. Cette maladie se traduit par une infection pulmonaire qui peut être sévère, entraînant le décès dans 15% des cas ». Plus loin, on apprend qu’en Angleterre « cinq personnes ont été touchées depuis le mois d’août. Etrangement, le pays vend depuis peu du compost dont la composition a changé. A l’origine composé de tourbe (comme celui vendu en Europe généralement), il contient de plus en plus de la sciure et de l’écorce ». Grâce au Dr Tara Beattle, de l’université de Strathclyde, en Ecosse, on se rassure un peu car « bien que la Legionella semble être commune dans le compost, l’infection humaine est très rare, surtout si on considère le volume de compost vendu et utilisé. » Lire la suite

Plathelminthe terrestre invasif

Plathelminthe_Pierre_GrosLes Plathelminthes (ver plat) terrestres, prédateurs de lombrics (ver de terre), sont désormais présents en France (Finistère, Alpes-Maritimes, Corse et en région parsienne). Ce genre de ver n’existe pas naturellement en Europe. Dans les quelques pays où des espèces proches ont été récemment détectés, comme en Angleterre, on observe une quasi disparition de sa proie (les lombrics), causant des pertes agronomiques et des déséquilibres majeurs sur les milieux naturels. Son origine serait l’hémisphère sud, le plus probablement la Nouvelle-Zélande.

Extrait du site de l’INPN (Inventaire National du Patrimoine National) . Voir également sur le sujet la page du Professeur Jean-Lou JUSTINE sur le sujet.

Nous voulons notre bac bio !

bac bio

Le Réseau Compost Citoyen est partenaire de la campagne du Cniid pour la campagne de mobilisation nationale « Je veux mon bac bio »  qui a pour objectif d’interpeller les décideurs politiques sur le sort des biodéchets en France. Ils sont aujourd’hui majoritairement enfouis ou incinérés, générant ainsi de nombreuses pollutions, alors que cette matière organique peut facilement être valorisée … idéalement in situ par le citoyen en compost.

Signez l’appel et enregistrez votre opération de compostage partagé.

Circulaire pour le compostage de proximité

circulaire

Une circulaire du 13 décembre 2012 vient préciser les règles de fonctionnement des installations de compostage de proximité, notamment le cadre technique et organisationnel dans lequel ces opérations de compostage doivent être mises en place et conduites pour réunir les meilleures conditions d’efficacité, de pérennité et de protection de l’environnement. Elle cible en priorité les installations qui ne sont pas concernées par le Règlement sanitaire départemental, c’est à dire celles dont le volume instantané est inférieur à 5 m3 et dont le compost est utilisé sur place par ses producteurs.

Jean Gouhier, rudologue …

gouhier_rudologueSon intervention fut l’un des temps forts de nos Rencontres Nationales en 2010.

L’occasion de vous représenter cet ancien universitaire qui a créé la Rudologie (de rusus = décombres et logos = discours : science des déchets et de façon plus large Etude des Déchets, des Rejets et des Marges de tout système technique , économique et social)

Dans son sens commun, le déchet est un bien dévalorisé, déconsidéré et rejeté par son producteur ou son propriétaire. De ce fait, il est discrédité, mais à des niveaux différents. Au plus bas niveau de déconsidération, celui de la puanteur, de l’impureté, c’est l’immondice (en latin « immondus »), le « non-propre », gadoues méprisées des chaussées antiques, support de mépris et symbole d’insulte suprême. L’autre niveau, plus abstrait et plus général dérive du vieux verbe français « déchoir », c’est perdre de la valeur, de la considération.(cf auXIIIe siècle, le « deschié »).