Autres formes de valorisation

Le réseau Compost Citoyens promeut toutes les solutions de valorisation des biodéchets :

Les toilettes sèches

Les toilettes sèches, font parties de l’assainissement écologique : composter ses excréments, c’est refermer le cycle de la matière organique, tout en restaurant le cycle de l’eau.

Une grande diversité de modèle et de système permet de s’adapter aux différents besoins. Ils sont répartis en deux grandes familles :

  • Toilettes bio maitrisées avec ajout de sciure
  • Toilettes à séparation à la source

La valorisation des urines peut se faire directement car elles sont stériles et très riches en éléments fertilisants. Les matières fécales doivent être compostées. L’utilisation de toilettes sèches devra être associée à un traitement des eaux ménagères.

Le processus de compostage est semblable au compostage en bac ou en andin avec ajout de matière carbonée et surveillance des paramètres (humidité, aération, température). Pour contenir les risques de contamination, la zone de compostage doit être spécifique aux résidus des toilettes sèches. Elle doit être couverte, et étanche si l’on est dans une zone à risque. Le compost peut s’utiliser sur des plantes ornementales deux ans après sa mise en compostage.

Pour aller plus loin : https://www.rae-intestinale.fr/

 

Le Vermicompostage

Le vermicompostage (ou lombricompostage) est un procédé qui permet, grâce à l’action des vers, de composter ses biodéchets en appartement.

On utilise des vers eisenia (qui vivent à la surface du sol). Ils mangent les déchets décomposés par les micro-organismes car ils n’ont pas de dents. On peut les nourrir avec tous les déchets alimentaires sauf agrumes, ail, oignons et protéines animales. Plus les apports sont diversifiés et en petits morceaux, plus la dégradation sera rapide. Il est indispensable d’ajouter du carton (au moins 15%). Ce procédé est inodore grâce à un enzyme présent dans le tube digestif des vers.

Pour maintenir au mieux la population de vers et assurer leur bien-être, il est recommandé de mettre son vermicomposteur dans un milieu tempéré (entre 14°c et 30°c maximum), de préférence à l’abri de la lumière (ils sont photophobes) et calme (ils n’aiment pas les vibrations).

Un vermicomposteur génère un percolat très riche pour les plantes (à diluer à 10%). Le compost produit est le formidable lombricompost, riche et équilibré à utiliser comme amendement.

A savoir que les vers composteurs mangent la moitié de leur poids à leur propre poids par jour. La population s’auto-régule d’elle-même : il n’y a jamais trop de vers !